Finale du concours de plaidoirie et d’éloquence de l’association Lysias Assas Melun
- 12 mars 2017
- 3 min de lecture

Connaissez-vous Assas Melun ? Mais si, cette antenne de Paris II qui se situe en Seine-et-Marne ! Vous ne voyez toujours pas ? Eh bien, c’est dommage car c’est là-bas que se trouvent certains des meilleurs plaideurs de l’année. Pour vous éviter le déplacement, Aperto Libro s’est livré à l’impossible : prendre la ligne R (oui parce que la D… voilà) pour se rendre sur place afin d’assister à la finale du concours de plaidoirie et d’éloquence organisée par l’association Lysias Assas Melun.
Une fois sortis de la gare et à quelques mètres seulement de la piscine préférée de Laure Manaudou, le rendez-vous était donné à un lieu sous haute sécurité (il faut bien protéger le buffet) : L’Escale, la salle des fêtes de la ville de Melun.
Accueillis par les membres du bureau de l’association, l’ambiance était tendue du côté des candidats et re - lâche du côté du public. Et c’est après quelques serrages de mains et salutations cordiales que la lumière s’éteignit, laissant découvrir une vidéo introductive des plus épiques ! A celle-ci succèdera, au milieu de l’estrade, le Président du bureau de l’association, Tom Chuquet, pour un discours sur l’importance de cet exercice et sa valeur ajoutée à l’expérience des candidats dans le monde juridique.
Place maintenant à la présentation des jurés. Et là, croyez-moi, nous n’avons pas été déçus pour deux raisons. La 1ère, parce que le jury de cette année faisait preuve d’une grande diversité dans les professions représentées qui apportaient toutes leurs compétences dans le jugement (sans appel*) des candidats, sous la présidence de Maître Christian Saint-Palais. La 2nde, pour le dab du directeur de l’institut de droit et d’économie de Melun : Frédéric Debove. Non, non, on ne plaisante pas ! Avouez que maintenant, vous regrettez de ne pas être venus.
Après une allocution du Président de jury, le silence se fit dans la salle pour accueillir les deux candidats de L1 : Paul Duchesne et Lucas Verdet. La rigueur juridique était à l’honneur pour les candidats qui ont rivalisé d’arguments sur le cas de Paulette et de Manuel Micron (non, il n’y a pas d’erreur de frappe). Des argumentaires assez sérieux pour un sujet portant sur un divorce pour faute. Les deux camps étaient solides et c’est finalement M. Verdet qui remporta la palme.
Vint ensuite le tour des candidats de L2. D’un côté, Jad Ouraini, éloquent, avec un emploi des termes juridiques appropriés pour une histoire de choses délaissées par un hypermarché ramassées par une hôtesse de caisse et d’harcèlement sexuel. De l’autre, Ilyes Kameche, l’outsider repêché car la deuxième finaliste ne pouvait pas assister à la finale. Eloquent, maitrisant parfaitement sa gestuelle et la jurisprudence qui devait s’appliquer, il créa la surprise par son talent et fit couronné meilleur plaideur de cette édition dans sa catégorie.
Enfin, arriva le moment de l’éloquence, ou plutôt du spectacle. Applaudis à plusieurs reprises par le public pour leurs punchlines, les deux candidats ont su rivaliser de talent pour obtenir le graal de meilleur orateur. Pour défendre la boisson et l’état d’ébriété, Mathieu Noël. Eloquent et habitué du concours, il ne laissait aucun doute sur la qualité de son discours promouvant la 1664. En faveur de la sobriété et de la pression subie, Quentin Heilmann, de qui on retiendra la phrase sur la pression subie par le tabouret de Laurence Boccolini. Multipliant les références, il fit celui que le jury préféra sous l’ovation du public.
A la suite du buffet, des allocutions touchantes des membres du bureau de l’association qui se sont investis pleinement pour faire de cet évènement une réussite (et c’en était une) et de l’annonce des résultats, il ne nous restait plus qu’une chose à faire : rentrer par la ligne R. C’est le moment que nous avons le moins apprécié. Mais ça, c’est une autre histoire…
Merci encore à l’association Lysias Assas Melun pour ce moment exceptionnel et bonne continuation à tous les candidats qui n’ont pas démérité !
* Même l’arrêt D’Aillières ne s’applique pas


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